Tout ce que j’aimais - Siri HUSTVED

28 août 2018, Commentaires 0

Tout-ce-que-j-aimaisTout ce que j’aimais –  Siri HUSTVED
Avis littéraire : Josiane Pioda

Un beau titre !

Empreint de nostalgie !

Et pourtant ce n’est pas l’adjectif qui définit le mieux ce roman grave, puissant, profond.

Il commence par ces  mots : « Hier j’ai trouvé les lettres de Violet à Bill … »

Ce je n’est pas une femme. Comme chez Rimbaud, je est un autre. Siri Hustvedt écrit à la première personne du singulier, mais c’est un homme qui parle.

Et tout le long du roman, le lecteur est marqué par ce sentiment de dédoublement de personnalité.

Siri Husdvedt parle des mystères de la culture, de la médecine et de la maladie, de l’hystérie, des désordes de la nutrition, de la folie, elle parle de la violence contemporaine, de la détresse de parents devant la mort de leur enfant, cette irréparable souffrance, elle parle aussi de la vie, de la joie, de l’amour, du non-amour, de l’amitié, elle parle de la viellesse et de la mort, elle parle de l’art, elle parle de la vanité, elle parle de la sincérité.

C’est un voyage à travers les régions inquiétantes de l’âme : bouleversant, ambigu, vertigineux.

Je ne peux trouver meilleure définition que celle citée en 4ème de couverture : «  Tout ce que j’aimais est le roman d’une génération coupable d’innocence qui se retrouve, vingt ans plus tard, au bout de son beau rêve ».

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