Et je danse aussi - Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

31 janvier 2018, Commentaires 1

danse aussiEt je danse aussi – Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat
Avis littéraire : Marie Jo Cardineau

Un roman original par sa forme : une correspondance par courriels entre un homme d’âge mûr Pierre-Marie Sotto , écrivain connu, prix Goncourt en mal d’inspiration et une jeune femme Adeline Parmelan qui lui envoie un mail l’informant qu’elle lui adresse un manuscrit pour avoir son avis. Il refuse de lire mais cependant se pique au jeu de la correspondance avec cette femme, avant de prendre connaissance du contenu de l’enveloppe de papier kraft

L’approche très contemporaine de la communication est intéressante car elle dit le quotidien des personnes et un style d’écriture spontanée Il se dit, au fil du clavier, les mensonges et les vérités, les fabulations et les fantasmes, l’instantanéité, le manque de recul, les zones d’ombre, les dissimulations, les chagrins, les joies, les frustrations.

Si l’un avance à visage découvert, l’autre a l’art de brouiller les pistes. C’est ce qui donne du piment à cette correspondance quasi quotidienne avec du suspens à la clé.

J’ai passé un excellent moment à lire ce livre qui livre un regard affûté sur nos vies d’aujourd’hui, c’est souvent drôle, parfois pathétique et émouvant.

Réjouissant.

Une réponse sur “Et je danse aussi – Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

  1. cardineau guy dit :

    J’ai également aimé ce roman qui ne m’a pas lâché des mains. Le style est vif, les dialogues via la messagerie internet, sont de belles répliques (comme au théâtre). Un grand moment de plaisir!
    Cela dit deux interrogations :
    – l’une liée au sujet du roman à savoir, dans notre quotidien, que connait-on de l’autre ?
    – l’autre concernant les deux auteurs à savoir comment écrit-on à quatre mains? Est-ce que chacun avait en charge un personnage qu’il animait dans le cadre d’un scénario prédéfini ou s’agit-il d’une écriture commune de bout en bout ? J’ai un faible pour la première hypothèse.
    Et finalement une troisième interrogation : pourquoi ce titre?

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