EDITO MAI 2018

1 mai 2018, Commentaires 1

2018-05-MM2S’il est un classique d’une brûlante actualité, c’est bien 1984 de George Orwell. Ce penseur, antitotalitaire et socialiste aimait à se présenter comme un anarchiste conservateur. Paru en 1950 chez Gallimard, 1984 n’a cessé d’être lu, analysé, disséqué, comparé, commenté, imité. Nombreuses sont les œuvres littéraires, philosophiques, cinématographiques et théâtrales qu’il a inspirées, parfois même jusqu’à l’essentiel. C’est le cas du roman de Boualem Sansal, 2084.

Aux trois grands empires Océania, Eurasia, Estasia, auxquels correspondent l’Amérique, l’Europe et la Chine, dont Orwell prédisaient qu’ils s’affronteraient pour la domination du monde, l’écrivain algérien (Boualem Sansal, 2084) ajoute un quatrième élément : le totalitarisme religieux, dont on devine d’emblée qu’il s’agit de l’islamisme. George Orwell n’y avait pas pensé…

« La religion fait peut-être aimer Dieu mais rien n’est plus fort qu’elle pour faire détester l’homme et haïr l’humanité. » Société de surveillance généralisée, fin de la vie privée, négation de l’Histoire, réécriture du passé, novlangue par laquelle la chose disparaît car elle n’est plus pensable dès lors que le mot est éradiqué… anticipations terrifiantes de vérité et de justesse. Est-ce une vision prophétique ?

Une réponse sur “EDITO MAI 2018

  1. Duval Etienne dit :

    Tu connais sans doute le proverbe lation : corruptio optimi pessima : la corruption du meilleur est la pire des choses. Personnellement je suis prêt à défendre la pulsion spirituelle qui conduit l’homme au-delà de lui-même et peut le faire ainsi grandir. Mais si la religion en vient à bloquer cette pulsion, c’est la mort qui peut être au terme.
    Beau mois de mai !

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