EDITO JUIN 2018

3 juin 2018, Commentaires 0

MM-2018-06

Né au quinzième siècle, le livre prend son essor avec les auteurs dits « classiques ». Mais, le temps a fait son œuvre. Les écrivains d’antan qui murmurent encore à nos oreilles sont en nombre restreint. Leurs romans, truffés de descriptions, étaient denses jusqu’à l’indigestion. Aujourd’hui, leur langage est tombé en désuétude. Ils sont si éloignés de notre conception moderne que leur lecture peut se vivre comme une expérience dévastatrice. Alors la jeunesse ne se jette pas dessus, exception faite des étudiants en littérature.

Miroir de l’époque, l’écriture reflète l’évolution sociologique et politique. Aujourd’hui, elle oscille entre naturalisme et visions intérieures, entre réalisme, objectivisme et subjectivisme, entre monde partagé et monde singulier. Les systèmes narratifs et fictionnels se côtoient avec bonheur mais se jettent comme des kleenex. Les œuvres s’évadent de leurs pages pour se mêler à la musique, au cinéma, à l’histoire, aux sciences, aux journaux, aux SMS, au quotidien… à la vie somme toute.

Un bémol, le bien parlé est égratigné, les erreurs grammaticales se comptent à la pelle. La rigueur linguistique bat de l’aile mais la prose y gagne en spontanéité et l’écrit éphémère prolifère.

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