EDITO JUILLET 2018

8 juillet 2018, Commentaires 1

 

MM-2018-04Quand je lis un livre, qu’il s’impose à moi, j’oublie  tout. Le bruit du monde s’assourdit, jusqu’à se taire. Avec délectation, je plonge dans l’histoire où l’auteur m’entraîne, oublieuse du temps qui passe.
Activité asociale, paresse impunie, la lecture est un acte de résistance à la vie, une capacité à s’abstraire, à rester en soi. Dans la forêt luxuriante des mots du récit, je plaque mon imaginaire. Je m’empare du bouquin. Je l’enrichis d’images, de visages et de conclusions possibles. Je soupçonne, je m’exaspère, je m’inquiète, je me rencontre, je me repousse, bref, je m’entortille dans mes méandres psychologiques.
Parfois, je détourne les personnages pour les restituer, quelques pages plus loin, à leur vocation première. Je les aime, je les déteste, je les caresse, je les fustige, je les piétine en toute impunité. Plus de pression morale. Je suis le démiurge tout puissant de mon univers. Pas de contradicteur, pas d’opposition, juste le souffle de la liberté, la liberté de lire et de créer.

Une réponse sur “EDITO JUILLET 2018

  1. Jacques LAVILLETTE dit :

    Beaucoup de choses induites par cette superbe expression du lire actif que l’auteur fait germer en son lecteur. En somme, le succès d’un livre réside dans ce qu’il ne raconte pas, la partie immergée sans laquelle il n’y aurait pas d’iceberg.
    Merci pour cette belle réflexion qui traduit toute la richesse de la lecture.

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