EDITO JUILLET 2017

21 juin 2017, Commentaires 5

2017-07-EDITO MMEDITORIAL

Je lis toujours avec effarement les critiques littéraires qui pullulent sur les réseaux et les blogs. Herbes folles d’une nouvelle agora laissée à l’abandon, certaines sont dithyrambiques sans véritable analyse ni discernement, d’autres sont volontairement destructrices par pure volonté de nuire. Toutes, elles s’acharnent dans un sens ou un autre, font et défont les livres, comme des hommes ivres tirant une corde en sens inverse, espérant secrètement la faire craquer.

Mais quel est donc le rôle de la critique littéraire ? Je parle de celle qui s’élève en actrice de l’ouvrage même. Je la définie comme un contrepoint, comme un temps de suspension de l’œuvre destiné à la com-prendre.

Facteur antagoniste ou complice venu du dehors, la critique est l’envers du miroir du livre qui est une intimité fermée, jalouse. Quand elle contrarie le mouvement, elle est dans son rôle mais pour le contrarier, elle doit aussi s’en approcher, en saisir l’essence, le respecter. Peut-elle le trahir ? Pourquoi pas mais dans la mesure où elle est mue par un élan de compréhension, une intelligence opposable et non pas par une provocante destruction.

5 réponses sur “EDITO JUILLET 2017

  1. DUCHET Fabienne dit :

    …..Il faut dire que,actuellement,il paraît pléthore de livres,mais au niveau purement littéraire,c’est souvent la déchéance qui l’emporte. Cela dit, »il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain »..

  2. Baglin dit :

    Pour une critique plus constructive, lire ici (par exemple) http://revue-texture.fr/la-ferme-des-animaux.html
    Cordialment

  3. Critique constructive ! Oui, la critique n’a pas pour but de détruire mais d’aider les auteurs à s’améliorer, si nécessaire ; à évoluer, éventuellement, mais à détruire non ! Trop souvent, la critique est dictée par de la jalousie ou de l’incompréhension (ou autre motif). Les mots peuvent « assassiner ». Ne dit-on pas « La critique est aisée, l’art est difficile » ! Constater avec doigté des « défaillances » demande justement une analyse approfondie et non un survol par une lecture superficielle. On peut « aimer » (apprécier) ou non, on peut comprendre ou non, etc… mais de là à énoncer une critique destructrice, ce n’est pas acceptable. Tous les genres n’admettent pas « la bonne littérature ». C’est comme s’habiller en tenue de cocktail pour travailler en usine, ou se présenter en jean, baskets et gros pull à col roulé à une soirée où une tenue correcte (de circonstance) est exigée… Ne nous voilons pas la face. Peut-on parler par exemple de véritable littérature avec la série des « San Antonio » ? Et pourtant le succès a toujours été présent. Ce n’est pas le succès qui fait la bonne littérature. Encore faut-il trouver « son » lectorat qui appréciera votre style, les thèmes de vos ouvrages etc. Mais écrire tout et n’importe quoi en sachant qu’une majorité de lecteurs ne lit que ce type d »écrits, nous ne parlons plus ici de littérature mais d’écriture.

  4. Antear dit :

    Bonjour,

    la « bonne littérature » : un signifiant (insignifiant) intéressant…

  5. DAGOREAU dit :

    Bonjour
    Je tiens un « blog littéraire » depuis quelques années… et je ne me considère pas comme un critique littéraire. Je fais plutôt part de mes ressentis.
    Je vous invite à aller voir mon blog : leslecturesdemadamebutterfly.blogspot.com
    Cordialement
    Nathalie DAGOREAU
    nathalie.dagoreau@hotmail.fr

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