EDITO AOUT 2017

21 juillet 2017, Commentaires 1

MM-2017-08EDITORIAL

Alexandre Dumas disait de l’histoire « Il est permis de la violer, à condition de lui faire de beaux enfants ». N’en serait-il pas de même pour la langue française qui subit des assauts à longueur de temps. Fidèles et infidèles, amoureux et détracteurs, la bousculent, l’ébouriffent, la troussent même parfois pour faire jaillir de ses tréfonds des nouveautés faites pour étonner, choquer, séduire.

Cet engouement à modeler le verbe à sa convenance donne naissance à des fleurs littéraires luxuriantes, incongrues, drôles parfois mais cet abus met au tapis la langue, qui perd son latin et ne sait plus si elle doit laper en soudard ou boire avec préciosité le nectar de l’écrit, pour en incorporer les propriétés consubstantielles, jusqu’à l’ivresse.

Notre manière de formuler ne cristallise-t’elle pas le tintamarre de notre siècle qui se fracture aux frontières et voit en l’autre, non pas un frère, mais un ennemi. En d’autres termes, faisons-nous de beaux enfants à la langue française ou simplement une marmaille dégénérée ?

Une réponse sur “EDITO AOUT 2017

  1. Vernettes dit :

    Sans nul doute une marmaille dégénérée!
    Quelle tristesse d’assister à cela sans pouvoir maux dires et maudire!!!
    « on simplifi l’ortografe tant é si bien que les zenfant ne soron plu dou vien le mo, ni comen l’écrire! Quelle tristesse!

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